Le tissage de la soie en Tunisie. Contribution à l’étude de l’artisanat tunisien (1953)
1953

Le tissage de la soie en Tunisie. Contribution à l’étude de l’artisanat tunisien (1953)

Cet article retrace l’histoire du tissage de la soie en Tunisie, depuis l’Antiquité jusqu’au XIXᵉ siècle. Déjà pratiqué par les Carthaginois et les Phéniciens, il se développe sous l’occupation arabe avec l’introduction du métier horizontal et l’essor de centres comme Kairouan et Sousse. Aux époques aghlabide, fatimide et hafside, la soierie connaît une prospérité remarquable, notamment grâce aux ateliers de tiraz et aux fondouks de Tunis. Les corporations de tisserands, organisées sous Hammouda Bey, garantissent la qualité et la régulation de la production. Le texte souligne l’importance sociale et économique de ce métier, considéré comme noble, et rappelle les familles tunisiennes qui ont marqué son évolution. Au XIXᵉ siècle, Sadok Bey et Kheireddine tentent de relancer la sériciculture par la plantation de mûriers et l’élevage de vers-à-soie, mais ces initiatives restent limitées. La soie tunisienne, réputée, dépend alors largement des importations.